9. Chanson de Colette : Les mains pures

Interprétée par Gaëlle Amour

En 1871, dans un immeuble, une bande de blanchisseuse entre en politique et s’engage dans la Commune de Paris. Colette, la grande sœur Mercier, n’est pas devenue blanchisseuse, elle vit de son corps depuis plusieurs années, elle est prostituée. Tout le monde sait qu’elle a passé quelques mois à Saint-Lazare, la prison du haut la rue du Faubourg Saint-Denis. Elle revient car la Commune, ça la concerne, elle l’exploitée. Mais l’immeuble ne veut pas d’une fille comme ça.

[Il faut venger Gervaise]

 Cette chanson questionne la place des prostituées dans la Commune. Collette, prostituée « soumise », c’est-à-dire enregistrée en préfecture, rejoint la Commune. Elle doit défendre ce choix et sa place face aux communeux et communeuses : faut-il avoir les mains pures pour soigner les blessés ?

Femmes et hommes du peuple

Ne vois-tu pas qu’ils nous opposent ?

Les hommes ont des besoins à assouvir

Les femmes ont [elles] des corps pour les servir

L’État grand ordonnateur fortifie l’exploiteur

Ils nous insultent, et ils nous cachent

Derrière les murs des maisons closes

Mais de nous, ils ont bien besoin

Je leur souris, croient-ils du moins…

Ô ma sœur, Faut-il avoir les mains pures pour soigner les blessés ?

Que les hommes ne nous comprennent pas,

Mais toi ma sœur…

Que les hommes ne nous considèrent pas,

Mais toi ma sœur….

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