5. Chanson des jeunes filles

Interprétée par Lise Batailler, Naim El Am, Mymytchell et Léa Noilhan (Paroles en bas de pages)

En 1871, dans un immeuble, une bande de blanchisseuses entre en politique et s’engage dans la Commune de Paris. Dans les clubs, Paule Mink, André Léo, Nathalie Lemel et tant d’autres partagent des idées et idéaux politiques. Dans les réunions de l’internationale, on discute de la formation des ouvriers et des ouvrières. Quand elles rentrent au 24 rue du Faubourg Saint-Denis, nos blanchisseuses, Hortense, Sidonie, et les sœurs Mercier Marie et Gervaise ne sont pas toutes d’accord sur ce qu’il faut revendiquer. Elles débattent et s’affrontent.
Le 11 avril 1871 est affiché sur les murs de Paris et publié dans les journaux un appel aux citoyennes qui vise à défendre leur participation à la défense de la Commune et au combat armé. Ainsi est posée la première pierre d’une organisation de femmes qui a pour nom l’Union des femmes pour la défense de Paris et des soins aux blessés.

Elisabeth Dmitrieff, une révolutionnaire russe, en est l’instigatrice arrivée à Paris fin mars depuis Londres, où elle travaille aux côtés de Karl Marx.  Bientôt des noms d’ouvrières parisiennes reconnues et connues seront attachés à l’Union comme la relieuse Nathalie Lemel, la blanchisseuse Blanche Lefevre et d’autres dont on ignore les parcours comme Aglaé Jarry.

C’est notamment du travail révolutionnaire de ces femmes que nous tirons la chanson des Jeunes filles

À partir de l’adresse https://ruedelacommune.com/2021/04/11/11-avril-1871-un-appel-aux-citoyennes

Début des paroles:

Hortense :

« Voter, j’ai écouté l’autre soir Varlin parler.
Il parait que pour voter, il faut du temps pour penser
et que nous devons tous lire et apprendre à écrire.
Mais aussi à compter et à ne pas écouter les sœurs et les curés.
Pour cela il réclame une journée de 8h, et pas plus. »
Gervaise :
« 8 heures ? Nous qui en faisons 12, que ferons-nous du temps restant ?
Si c’est pour lire et écrire pourquoi pas ?
Mais si c’est pour faire à manger à un ivrogne qu’il faudra épouser, je préfère encore aller à l’atelier. »

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